Textes La Vita è Bella 2012

IPSOS

Une dame a appelé un matin de décembre

Pour un sondage ipsos on n’a rien à vous vendre

 juste avant les fêtes on vous aidera à vous pendre

On vous prête une corde mais faudra nous la rendre

Ca prendra pas longtemps juste quelques questions

Elle embraye direct est-ce que j’ai des opinions

Etes-vous de droite ou de gauche au centre ou à l’extrême

Avez-vous peur de la drogue du sida de la guerre

Voulez-vous rétablir le service militaire

Il y a trop de chômeurs il y a trop de misère

QU’EST-CE QUE VOUS PENSEZ DU GOUVERNEMENT

PENSEZ-VOUS QUE CELUI QUI GOUVERNE MENT

J’suis pas concerné

Est-ce que vous vous sentez bien ?

Etes-vous proche de vos voisins

Pensez-vous que la France est sur la voie du déclin

Avez-vous déjà voté et pour qui et pour quoi

Croyez-vous que c’est possible de vivre sans les lois

Pensez-vous que c’est possible de changer les choses

Pensez-vous que le pays est devenu morose

Pensez-vous que la gauche ferait mieux que la droite

Vous n’avez pas d’opinion il me faut des réponses

Je dois cocher des cases ou mon chef me dénonce

QU’EST-CE QUE VOUS PENSEZ DU GOUVERNEMENT

PENSEZ-VOUS QUE CELUI QUI GOUVERNE MENT

LE PLUS VIEUX METIER

Elle a avalé tout un tas de pilules

De toutes les couleurs pour aller sur la lune

Elle met ses bas noirs pour marcher dans la rue

Elle ne donne pas la main elle embrasse pas non plus

Elle veut pas d’enfant elle veut pas de mari

Elle meurt tous les soirs dans les bras de la nuit

Ce qu’elle va devenir tout le monde s’en fout

Dans l’indifférence elle veut s’envoler

Elle fait me plus vieux métier du monde

Tu ne la verras plus traîner sur le boulevard

Tu n’auras plus jamais à croiser son regard

Elle est au paradis des filles de joie

Malgré sa petite vie

Elle avait gardé la foi

Elle vendait de l’amour et quoi de plus joli

Dans ce monde de sourds rongé par l’égoisme

Elle s’envoie les anges et Dieu la remercie

Le ciel avait besoin d’un peu de fantaisie

Elle faisait le plus vieux métier du monde

J’M’EN FOUS

J’me fous pas mal de ta vie et puis de ton avis

J’me fous de c’que tu penses et puis de c’que tu dis

Tu peux cracher sur moi tu peux cracher sur tout

De nous deux c’est pas moi qui suis sur les genoux

Tu sais des cons comme toi y ‘en a depuis toujours

Y’en a partout dans l’monde pas besoin d’faire le tour

J’me fous de qui tu es aussi de c’que tu vis

Tu voles vraiment pas haut t’as vraiment pas d’amis

Tout c’que tu fais

J’m’en fous j’m’en fous

Tout c’que tu dis

J’m’en fous j’m’en fous

Tout c’que tu es

J’m’en fous j’m’en fous

Toute ta vie j’m’en fous j’m’en fous

Tu racontes n’importe quoi

Ca ne m’intéresse pas

Tu passes pour un je ne sais quoi

Et bien sûr tu ne t’en aperçois pas

Tu te prends pour un caid

Mais autour de toi c’est le vide

Tu es OUT et je suis IN

Tu feras Minute et je ferai Mesrine

LA VITA E BELLA

Si tu t’demandes c’qu’on fait
on fait du rock n roll
ici pas de clichés
sex drugs & rock n roll
on n’a pas de travail
et on en cherche pas
on vit des assedics
c’est ça la rock music

la vita e bella

Qu’est ce qu’on fait aujourd’hui
Ben j’crois qu’on va rien faire
qu’est-ce qu’on va faire demain
ben j’crois qu’on fera rien
on veut des grosses voitures
et on veut plein d’argent
on veut ton char Ben Hur
avec ta meuf dedans

La vita e bella

Qu’est-ce qu’on va faire de nous?
ben je crois rien du tout.

FANNY BLOOM

Tournent tournent les aiguilles
je reviendrai à Montréal
te prendrai par la main
t’emmènerai loin sur mon cheval blanc
dussé-je duchesse vous arracher
aux bras de tous vos amants

Dans la chaleur du mois d’août
Je rêve de ta…

et dans la rue Sainte Catherine
nous irons boire de la Belle Gueule
Tout en haut de l’escalier
en face de l’échiquier géant
Nous irons boire aux amours mortes
et nous aimer comme des enfants

Dans la chaleur du mois d’août
je rêve de ta peau.

QUELQUES DESERTS

j’avoue je pense encore souvent à toi

personne n’a l’air de voir quoique ce soit

on est peu de choses ici bas

mais t’étais où quand j’traversais le pont

est-ce que tu m’appelais tout bas

où bien ne m’appelais tu pas

comme une bougie qui s’éteint

parfois l’envie de te rejoindre

me pousse à faire n’importe quoi

mais je sais encore ce qu’il me reste

à faire de beau autour

traverser encore quelques déserts

et faire le beau autour

MEME PAS MAL

J’ai dit même pas mal quand j’ai perdu mon job
J’ai dit même pas mal quand j’ai bousillé ma caisse
J’ai dit même pas mal quand elle s’est fait la malle
J’ai dit même pas mal je crois toujours au bonheur
J’ai dit même pas mal je reviendrai de tout
J’ai dit même pas mal non je ne suis pas fou
J’ai dit même pas mal et j’ai chanté quand même
Quand la salle était vide ou sous la pluie en plein mois d’août

Et les sirènes viennent encore
Bien souvent le soir tout au bord
Elles chuchotent à peine
Au printemps
Quand revient l’espoir d’être heureux

Dis-toi même pas mal faut continuer à vivre
Et qu’on ait mal ou pas il ne reviendront plus
Dis-toi même pas mal l’important c’est d’être libre
Dis-toi même pas mal dis-toi que tout n’est pas perdu
Dis-toi même pas mal t’avais ton gilet pare-balle
Dis-toi même pas mal la Série Noire est finie
Dis-toi même pas mal on n’a pas les mains sales
Et que si tu me souris rien ne s’arrêtera ici

LE CIEL

Je reviens de loin

J’avais touché le fond du fond

J’ai creusé encore

Je n’ai rien trouvé de bon

10 ans en enfer

La vie est un poids trop lourd

Et 6 pieds sous terre

J’avais perdu de vue le jour

Le ciel

Toi qui n’a pas 15 ans

Si un enculé te propose

Pour un peu d’argent

N’importe quelle sorte de dose

Dis-lui d’aller se faire foutre

Et regarde comme c’est beau

Le ciel

1 mois sans dormir

Ne rien faire que tenir

Tant de jours que j’ai la fièvre

J’ai les doigts qui pendent

Et les yeux qui tremblent

des sueurs froides sur mes lèvres

Loin du bruit du monde

Je serai dangereux

Pour les autres et pour moi-même

1 mois sans dormir

Ne rien faire que tenir

Et retrouver la lumière

Le ciel

ON IRA TOUS

J’ai peur du temps qui passe
J’y pense des nuits entières
Dessous ma carapace
Je suis fragile comme le verre
J’ai peur de fondre dans la masse
J’ai peur d’aller en enfer
J’ai peur de ma double face
J’y pense des journées entières

On ira tous au paradis

J’ai peur pour la colombe
Qui s’fait flinguer dans les airs
J’ai peur même de mon ombre
J’veux pas partir à la guerre
J’ai peur de tout
J’ai peur de vous
J’ai peur de toi
J’ai peur de moi
Et dis-moi c’est quand qu’on va où
Et dis-moi c’est quand qu’on ira

On ira tous au paradis

GHOSTS 

Elles se glissent dans mon lit

Et moi je laisse faire

Elles viennent toutes les nuits

Faire de ma vie un enfer

Je succombe sous les cris

Aux plaisirs de la chair

Elles se glissent dans mon lit

Et moi je laisse faire

Elles viennent toutes les nuits

Faire de ma vie un enfer

Je succombe sous les cris

Aux plaisirs de la chair

Dois-je payer le prix de tous mes adultères

Elles entrent dans mes rêves

Je ne crois plus aux fantômes et aux histoires de sorcières

Mais ces belles d’un soir d’une année d’un hiver

S’arrachent ma vertue et me font payer cher

De les avoir connues me laisse un goût amer

Elles entrent dans mes rêves

LA FUGUE

On rira encore

Comme des enfants sages

Qui jouent sous les balles

Qui sifflent si fort

On n’entendra pas

Le bruit des armes

Lourdes comme le temps qui fuie en avant

Nous partons bien loin

Le pas des géants

Qui marchent vers nous

On ira bientôt

Les mettre à terre

Si tu crois que c’est possible

Ensemble on sera invincibles

Rien ne peut nous atteindre

Aussi loin que je me souvienne

Nous partons bien loin

Le monde s’éteint

Au bout de ta main